
· Soleil : les bons réflexes pour protéger sa santé ! ☀️
Le soleil est indispensable à notre bien-être, mais une exposition excessive peut avoir des conséquences importantes sur la santé. Les rayons ultraviolets (UV) sont responsables des coups de soleil, du vieillissement prématuré de la peau et augmentent le risque de cancers cutanés, notamment le mélanome.
Les enfants, les personnes à peau claire et les travailleurs en extérieur sont particulièrement vulnérables. Même par temps nuageux, les UV restent présents et peuvent endommager la peau.
Pour limiter les risques, quelques gestes simples sont essentiels :
éviter l’exposition entre 12h et 16h ;
rechercher l’ombre autant que possible ;
porter un chapeau, des lunettes de soleil et des vêtements couvrants ;
appliquer une crème solaire SPF 30 minimum, renouvelée régulièrement ;
protéger particulièrement les jeunes enfants, qui ne doivent pas être exposés directement au soleil.
⚠️ Il est également important de surveiller sa peau. Toute modification d’un grain de beauté ou apparition d’une lésion inhabituelle doit conduire à consulter un professionnel de santé.
Profiter du soleil oui, mais avec prudence : une bonne protection aujourd’hui permet de préserver sa santé durablement. 😎

· Prévenir les noyades 🏊♂️
Plus de 400 décès par noyade accidentelle sont recensés chaque année en France. La noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans en France mais concerne aussi les autres catégories d’âge.
Les noyades sont évitables :
Pour les enfants :
• Apprendre aux enfants à nager le plus tôt possible et familiariser les enfants au milieu aquatique dès le plus jeune âge.
• Avant et pendant la baignade, surveiller de manière active et permanente les jeunes enfants.
• ne jamais les quitter des yeux quand ils jouent au bord de l’eau.
• se baigner avec eux lorsqu’ils sont dans l’eau.
• désigner un seul adulte par enfant pour la surveillance pendant la baignade.
Pour les adultes :
• Apprendre à nager, même à l’âge adulte : il n’est jamais trop tard !
• Avant et pendant la baignade :
- respecter les consignes de sécurité et les interdictions de baignade ;
- privilégier les zones de baignades surveillées, sécurisées par des sauveteurs professionnels ;
-se renseigner sur les conditions météorologiques
- reporter sa baignade en cas de trouble physique (fatigue, problèmes de santé, frissons...) ;
- éviter toute consommation d’alcool avant de se baigner ;
- prévenir un proche avant de se baigner ;
- rentrer dans l’eau progressivement en mouillant sa tête, sa nuque et son ventre pour éviter les chocs thermiques, particulièrement lorsque la différence de température entre l’eau et l’air est importante.
Pour les personnes âgées :
• tenir particulièrement compte de son état de forme ;
• demander conseil à son médecin ou pharmacien, en particulier en cas de maladie chronique ou de prise de médicaments.
TOUJOURS se baigner sur des sites autorisés à la baignade

· Les petites bêtes de l’été :
§ A la mer :
Ø Les méduses 🪼
Les méduses nagent en surface au gré des courants et du vent. En été elles s’invitent sur nos plages et sont responsables de lésions provoquées par leurs tentacules.
Ces lésions sont très urticantes et ressemblent à des brûlures le plus souvent bénignes ; les complications de type anaphylactiques sont rares.
La douleur provoquée par le contact avec les tentacules de la méduse est vive et s’accompagne d’une sensation de brûlure d’intensité variable selon la sensibilité des individus, rapidement suivie par des démangeaisons.
QUE FAIRE EN CAS DE PIQURES DE MEDUSES ?
• sortir immédiatement la victime de l’eau pour éviter la noyade et prévenir le centre de secours ;
• rincer la peau uniquement à l’eau de mer ;
• retirer doucement les tentacules qui adhèrent à la peau avec une pince à épiler ou en appliquant du sable sec puis en le retirant avec un carton rigide (carte postale ou une carte de crédit) sans frotter, puis rincer à nouveau avec l’eau de mer ;
• Ne pas gratter, ou toucher la plaie à main nue, cela pourrait engendrer la libération du venin.
• A éviter : Application d’alcool, d’urine, d’eau de Javel, de Coca-Cola ou de jus de citron ou gel hydroalcoolique ;

Ø Ø Les vives 🐡
Ce poisson vit sur les fonds sablonneux et s’enterre dans le sable à faible profondeur le long de nos côtes, seule dépasse la nageoire dorsale et les baigneurs ou les pécheurs se blessent lorsqu’il lui marche dessus ou en mettant la main pour décrocher ce poisson d’une ligne.
La piqûre de vive est en général très douloureuse mais non mortelle. Des effets secondaires peuvent accompagner cette blessure, il s’agit de maux de tête, de bourdonnement, de sensation de vertiges, de palpitations, des vomissements ainsi que de la fièvre.
La prise en charge et le traitement doivent être le plus rapides possible pour éviter l’aggravation des
QUE FAIRE EN CAS DE PIQURES DE VIVE ?
• Sortir de l’eau ;
• Nettoyer la plaie à l’eau douce, ne rincez surtout pas à l’eau de mer, cela pourrait être non seulement très douloureux mais aussi augmenter le risque d’infection ;
• Désinfecter la plaie à l’aide d’un antiseptique afin de prévenir contre une surinfection ;
• Neutralisez le venin avec une source de chaleur (Les recommandations préconisent le sèche-cheveux, l’eau chaude, le briquet, la cigarette incandescente) ;
• Appliquer ne pommade anti-inflammatoire à base de cortisone ou l’application d’eau chaude ;
• Surveillez l’évolution de la plaie. Si les symptômes restent très importants plusieurs heures après l’accident ou si la plaie s’infecte, l’intervention d’un médecin devient nécessaire.
Ø Les oursins ⚫
Lorsqu’on marche les pieds dans l’eau aux bords de la Méditerranée, attention aux oursins !
En cas de piqûre ou de cassure des épines au moment du contact traumatisant avec la peau, une réaction inflammatoire peut survenir. Sans traitement, les fragments de radioles peuvent migrer vers les tissus profonds, provoquant une lésion granulomateuse, responsable de myalgies ou d’arthralgies.
QUE FAIRE EN CAS DE PIQURES D’OURSINS ?
• Retirer l’épine à l’aide de vinaigre, qui permet de dissoudre les radioles. L’application d’eau chaude réduit la sensation de douleur.
• Désinfecter les points de piqûre et vérifier que la vaccination antitétanique est à jour. En cas de migration d’un fragment de radioles dans les tissus profonds, une extraction chirurgicale est nécessaire.
§ Dans le jardin :
Ø Ø Les aoûtats 🔴
Elles vivent à la surface du sol et parasitent leurs hôtes qui se contaminent en passant dans l’herbe. Elles sont plus actives à la fin de l’été et au début de l’automne.
Zone de prédilection : la peau humide et couverte (aines, aisselles, creux poplités, parties génitales, sous les seins et toutes les zones de macération).
Elles entrainent des lésions cutanées de type maculaire qui se transforment en quelques heures en papules ou vésicules prurigineuses, avec parfois un œdème, notamment au niveau des parties génitales.
Les surinfections sont fréquentes et des pigmentations résiduelles définitives possibles. Le traitement est symptomatique : désinfections locales et traitement contre les démangeaisons.
Ø Les chenilles processionnaires 🐛
Ces chenilles sont couvertes d’une multitude de poils urticants, mais attention : le contact direct avec la chenille n’est pas nécessaire pour entraîner des symptômes, car ses poils urticants se détachent et sont transportés très facilement par le vent.
En prévention :
• Ne pas s’approcher et ne pas toucher les chenilles ou leur nid (en particulier pour les enfants) ; se tenir à distance des arbres porteurs de nids.
• Porter des vêtements longs en cas de promenade en forêt ou près d’arbres infestés.
• Éviter de se frotter les yeux, pendant ou au retour d’une balade.
• Bien laver les fruits et les légumes de son jardin en cas d’infestation à proximité.
• Éviter de faire sécher le linge à côté d’arbres infestés.
En cas d’exposition :
• En cas de suspicion d’exposition aux chenilles, prendre une douche et changer de vêtements (les laver à 60 °C).
• En cas de contact avec la peau, celle-ci doit être rapidement savonnée et les poils incrustés dans le tégument cutané enlevés à l’aide d’un scotch.
• En cas de contact buccal (enfant en bas âge en particulier), nettoyer immédiatement la bouche et la langue avec un gant humide, puis consulter en urgence pour détecter rapidement les lésions de nécrose.
• En cas de contact oculaire, effectuer sans délai un rinçage de quelques minutes à l’eau claire ou sérum physiologique, et prévoir rapidement une consultation spécialisée pour évaluer l’ampleur des lésions.
• Si contact direct, photographier la chenille pour en faciliter l’identification.
⚠️ Si des animaux domestiques sont touchés, consulter un vétérinaire ou appeler un centre antipoison vétérinaire (Centre antipoison animal et environnemental de l’Ouest et Centre national d’informations toxicologiques vétérinaires).
Une brochure à destination des patients peut être téléchargée sur ce lien.
Ø Ø Les vipères 🐍
Il existe quatre espèces en France, mais seulement 2 sont susceptibles d’envenimation :
-La vipère aspic (Vipera aspis, v. encadré) au Sud
-La vipère péliade (Vipera berus) au Nord
L’injection de venin n’est pas systématique lors d’une morsure. La gravité des symptômes est très variable, d’autant que de nombreux facteurs entrent en jeu (espèce, âge, taille et état de santé de la vipère, antécédents de la victime, nombre et localisation de la [ou des] morsure[s]).
QUE FAIRE EN CAS DE MORSURE ?
• Rassurer la victime, la mettre en position allongée, au repos complet ;
• En cas de contact avec la peau, celle-ci doit être rapidement savonnée et les poils incrustés dans le tégument cutané enlevés à l’aide d’un scotch.
• Avertir les secours (hospitalisation systématique en cas de morsure) ;
• Nettoyer et désinfecter la plaie avec une solution antiseptique (eau oxy- génée, Dakin, Bétadine) en évitant alcool et éther, inefficaces sur la plupart des bactéries présentes dans la gueule des serpents et favorisant la diffusion du venin ;
• Enlever tous les garrots qui peuvent gêner la vascularisation si l’œdème
s’étend ;
• Mettre un bandage de crêpe ajusté, mais non serré (il faut toujours pouvoir passer un doigt entre la peau et la bande) autour du membre mordu, de la racine vers la périphérie, bloquant la circulation lymphatique par laquelle le venin diffuse, sans créer de compressions sanguines ;
• Immobiliser le membre mordu avec une attelle (soulage la douleur) ;
• Si possible, appliquer de la glace au niveau de la zone mordue (effet antalgique immédiat et prévention d’un œdème).
Ce qu’il ne faut pas faire :
• Inciser la plaie (augmente la surface de contact entre le venin et les tissus et favorise le risque de nécrose et de surinfection déjà très élevé) ;
• Cautériser : geste barbare, douloureux et dangereux ;
• Sucer la plaie : inutile (le venin est injecté dans l’hypoderme) et dangereux pour le sauveteur en cas de lésion buccale ;
• Donner une boisson tachycardisante : café, thé, excitant, alcool ;
• Mettre en place un garrot ou un tourniquet bloquant la circulation sanguine, à l’origine de nécroses vasculaires catastrophiques ;
• Sans intérêt : les systèmes de pompes aspirantes (type Aspivenin), incapables d’aller recueillir le venin profondément injecté et ceux délivrant de la chaleur.